Gouverneur David SPRL

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LES ORIGINES :

Nous pourrions écrire un livre complet sur le métier et ses origines, mais ce qu’il faut savoir c’est que depuis la nuit des temps l’homme a chercher à se protéger et à se couvrir, lui et ses semblables. Au fil des siècles il a chercher également à protéger son patrimoine pour le faire perdurer dans le temps tout en le rendant esthétique pour la beauté de nos yeux.

LES REGLES DE L’ART :

Les règles de l’art définissent l’ensemble des règles, qui ne sont pas nécessairement écrites, mais expriment la bonne pratique du métier. Elles sont le résultat de l’expérience et de la compétence des hommes qui ont pratiqué le métier de couvreur au cours des siècles, y ajoutant sans cesse l’évolution de leur savoir-faire. Les règles de l’art ne sont pas seulement une accumulation de connaissances de matériaux et de techniques, c’est aussi un comportement qui reflète l’esprit du métier. L’homme de métier doit être exigeant avec lui-même et avec autrui. Il fait son travail avec le plus grand soin, mais considère également ce dernier comme un représentant de l’esprit du métier.

LA CONSCIENCE PROFESSIONNELLE :

La conscience professionnelle fait partie intégrante du caractère de « l’homme du toit qui se respecte ». Le couvreur ne peut se permettre de tricher, même si là-haut il est souvent le seul maître, même si le client ou l’architecte ne viennent que rarement vérifier son travail. A la moindre averse ou au premier coup de vent, on saura si le travail a été accompli consciencieusement, on saura si la technologie et les matériaux ont été respecté afin d’éviter tout désordre dans la dilatation des métaux, par exemple. A travers ce résultat, on jugera l’homme, l’entreprise, le métier.

L’AMOUR DU METIER :

Le terme n’est pas trop fort, il s’agit d’une véritable passion que le véritable homme de métier voue a son travail et veut faire partager à son entourage. L’existence de chacun est gérée par sa tâche journalière qui absorbe la plus grande partie de sa vie. Si ce travail est fait sans joie, l’existence est morose et c’est pour cela que rien de grand ne peut s’accomplir sans l’amour du métier. Sans cet amour du métier et sans cette foi, la profession glisserait vers son anéantissement. Et surtout parce que les choses n’ont de vraie valeur que si elles ont été réalisées avec amour par l’homme qui les a mis en œuvre et peut importe le prix ou ce qu’il a reçu en échange.

A MEDITER :

Un grand Architecte comme nous aimerions en rencontrer beaucoup plus sur nos chantiers. Heureusement il en existe, et c'est ce qui nous donne l'envie et l'amour de nos métiers.......

Lettre de Monsieur de VAUBAN à Monsieur le Marquis de LOUVOIS en date du 17 juillet 1685


Il y a quelques queues d'ouvrages des années dernières qui ne sont point finies et qui ne finirons point, et tout cela Monseigneur, par la confusion que causent les fréquents rabais qui se font dans vos ouvrages, car il est certain que toutes ces ruptures de marchés, manquement de paroles et renouvellement d'adjudication ne servent à vous attirer comme entrepreneurs tous les misérables qui ne savent ou donner de la tête, les fripons et les ignorants, et à faire fuir tous ceux qui ont de quoi et qui sont capables de conduire une entreprise.

Je dis de plus qu'elles retardent et renchérissent considérablement les ouvrages, qui n'en sont que plus mauvais car ces rabais et bons marchés tant recherchés sont imaginaires, d'autant qu'il est d'un entrepreneur qui perd comme d'un homme qui se noie, qui se prend à tout ce qu'il peut; or, se prendre à tout ce qu'on peut en matière d'entrepreneur, c'est ne pas payer les marchands chez qui il prend les matériaux, mal payer les ouvriers qu'il emplois, friponner ceux qu'il peut, n'avoir que des mauvais parce qu'il se donnent à meilleur marché que les autres, n'employer que les plus méchants matériaux, chicaner sur toutes choses et toujours crier miséricorde contre celui-ci et celui-là.

En voilà assez Monseigneur, pour vous faire voir l'imperfection de cette conduite, quittez-là donc et au nom de Dieu rétablissez la bonne foi: donnez le prix des ouvrages et ne refusez pas un honnête salaire à un entrepreneur qui s'acquittera de son devoir, ce sera toujours le meilleur marché que vous puissiez trouver.

Devenez couvreur, un metier, une passion,
un avenir...!

 

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